Allez, on remballe ! / Théâtre

L'histoire

Une troupe de comédiens est sur le point de clôturer la tournée de son spectacle, l’histoire commence alors que la dernière représentation s’achève. Il est temps de remballer ses affaires, de ranger la scène et de... Stop, pas question ! Les gens me regardent encore, j’aime qu’on me regarde...

Allez on remballe ! est une mise en abyme du théâtre, côté coulisses : lorsque le rideau tombe et que les projecteurs s’éteignent, que reste-t-il aux comédiens ? L’appréhension de ne plus exister dans le regard des autres comme ils existaient sur scène, la crainte de la solitude, la menace de l’ennui. La troupe convoque alors à nouveau son public pour rejouer avec lui et l’inviter dans un univers d’anecdotes festives, d’antidote à la morosité du moment.

Sans aucune retenue les comédiens vous proposent des instants vivants, leurs parcours croisés, dans une trajectoire douce et questionnante.

Pour une fois la vie d’après ne sera pas le retour à la vie normale. Juste une fois on prolongera ce moment. Le spectacle est un jeu et la vie est une fête, profitons, laissez- vous guider dans notre univers !

 

Comédiens

Pascal Duquenne 

Quentin Parent

Jessie Ilunga

Kirill Patou

Olivier Puttemans

Gaëtan Eugène  

Mise en Scène

Clara Bottero

Scénographie et costumes

Gaëlle Leroy 

 

Parcours de création

Allez on remballe ! est une création originale de la Compagnie de théâtre du Créahm- Bruxelles, ses six comédiens et sa metteuse en scène. C’est le résultat d’un travail de recherches, entamé il y a deux ans. Les comédiens se sont livrés à des jeux d’improvisation, d’imagination, de contact. Une exploration ludique où scénario et mise en scène ont trouvé leur matière première.

Clara Bottero pratique l’écriture de plateau pour mettre en valeur l’univers singulier de chaque comédien, leur poésie originale. Dans les moments de complicité collective, duos et solos, les personnages se révèlent dans toute leur sensibilité, faite d’humour et de dérision.

Pascal, Quentin, Jessie, Kirill, Olivier et Gaëtan connaissent la scène ; ce sentiment de vide qui envahit l’acteur après une représentation leur est familier. Ils n’ont sincèrement pas envie de quitter le plateau. Au théâtre, ils se libèrent des interdits de la vie courante. Alors, pour retarder ce moment où ils devraient disparaître dans les coulisses, ils tiennent le spectateur en haleine, éloignant la fin imminente de ce plaisir partagé.

 

Note d’intention à six voix

« Qu’y a-t-il après la vie sur scène ? », s’interrogent Pascal, Quentin, Jessie, Kirill, Olivier et Gaëtan

« Rien ? Et quand il n’y a vraiment plus rien ?

Il n’y a que nous, juste nous. La dernière lumière, le noir, les poussières d’angoisse puis la peur du vide. L’acteur est avide.

Le public est déjà reparti, on ne le reverra pas. Pourtant on apprécie sa compagnie, car le temps du spectacle, il nous accorde son attention. L'espace d'un instant, il nous voit autrement que tous les jours. Ailleurs, dans la rue, dans le tram, il ne nous voit pas. Il regarde à travers la vitre du tram ou celle de son téléphone. Parfois on croise son regard mais il ne nous voit pas.Ni l’homme, ni le comédien.

Sur scène, le public va au-delà de la différence, il l’oublie ou il l’accepte, on ne sait pas vraiment. Peut-être apprécie-t-il une petite touche particulière qu'il ne trouve nul part ailleurs.

Sur scène, ces yeux ne sont pas fuyants, attendris ou gentiment émus. Ils sont vrais, beaux, étonnés et sincères.

Ce sont ces regards que l'on veut prolonger. »