Rencontres et moi

Un jeune homme dévoile son monde imaginaire.
Très vite, son petit univers prend vie, mais ses muses lui échappent ...
Quel moyen trouvera-t-il pour les rejoindre ?

Un spectacle solaire sur la rencontre. De la découverte de l’objet au face-à-face avec l’autre, la relation est explorée dans toute sa diversité avec humour et sensibilité.

 

Mise en scène et chorégraphie
Joëlle Shabanov

Interprètes
Edouardo della Faille
Julie L'Hôte
Virginie Vandezande

Scénographie et costumes
Gaëlle Leroy

Création lumière
Christophe Denaeyer

Regard extérieur
Clara Bottero

Photos
Jeanne Bidlot

 

 

Genèse du projet

‘Rencontres et moi, est le résultat de deux ans de création. Ce projet est né d’une collaboration entre la chorégraphe Joëlle Shabanov et les danseurs Julie L’Hôte, Virginie Vandezande et Eduardo Della Faille. Tous les trois participent depuis plusieurs années aux ateliers de danse animés par Joëlle au Créahm-Bruxelles. Au cœur de cette démarche, le désir de travailler la rencontre et de faire lien entre l’appréhension de l’objet et la relation à l’autre.

L’écriture du spectacle s’est tissée au l des ateliers de recherche. Les mouvements qui émergeaient des jeux d’improvisation et les propositions des danseurs ont peu à peu dessiné la chorégraphie.

 

Propos artistique

« Fait de se trouver en présence, par hasard ou de manière concertée ; le fait de se trouver en contact avec des objets, des éléments ».

‘Rencontres et moi, parle de la rencontre. L’appropriation de l’espace, l’appréhension de l’objet, le face-à-face avec l’autre. Ce sont ces rencontres plurielles qui ont été interrogées au cours de la création du spectacle. Cette exploration a naturellement pris la forme d’un trajet évolutif et ludique. Comme un plateau de jeu.

D’abord, le hasard de l’objet.
La chaise, un objet des plus communs et des plus universels. Symbole de rencontre: on s’y assied pour se rassembler, pour partager le repas,...
Premier accessoire disponible lors des ateliers, elle s’est vite imposée comme motif d’improvisation. Quel rapport entretenons-nous avec cet objet ? Et si nous ne l’avions jamais vu auparavant... Que lui invente-t-on comme usage ?

De la salle de répétition à la scène : une île déserte où tout est à créer. Ignorée la stabilité à quatre pieds, verticalité

désaxée, ennuyeuse immobilité. Les danseurs basculent les chaises,tournent autour, grimpent dessus, les portent à bout de bras et les transportent sur leur dos. Sur cette île vierge de l’évidence fonctionnelle de la chaise, ils écrivent leur propre langage poétique.

Puis apparait la marionnette.
Mi-objet mi-personne, elle se fait partenaire des jeux imagi- naires ou créature du fantasme amoureux. Médiatrice de la relation entre les trois danseurs, la marionnette ouvre un passage entre leurs mondes personnels.

La rencontre de l’autre peut alors être engagée.
Premier regard, approche, toucher. On se tient, on s’aide,
on se laisse tomber. On se partage l’espace, on se pousse ; on se bagarre, on s’embrasse. Tension et dénouement. La rencontre est un perpétuel jeu d’équilibre et de déséquilibre, émotionnel et physique.
Un jeu de chaises musicales à son acmé, les danseurs se retrouvent assis sur la même chaise, mais dos-à-dos. Émus, exaltés et embarrassés à la fois, ils ont exploré la rencontre sous toutes ses formes jusqu’à éprouver la limite entre proximité et promiscuité.